Poster Portugal Força 2026 TifoArt - Coupe du Monde 2026

Le Mondial 2026, et nous

Il y a des étés qu'on mesure en semaines de vacances. Et d'autres qu'on mesure en soirs de match.

Juin 2026 est de ceux-là.

Pendant un mois, la diaspora a vécu à l'heure américaine. Les matchs à des heures impossibles, les écrans installés dans les jardins, les maillots sortis des armoires bien avant le premier coup de sifflet. On n'avait rien gagné encore, et on était déjà ensemble.

Les soirs de juin

Ça a commencé le 17 juin à Houston, contre la RD Congo. João Neves à la cinquième minute, et tout le monde y a cru très fort, très vite. Puis l'égalisation juste avant la pause, et ce goût étrange d'un début qui ne démarre pas.

Cinq jours plus tard, le Portugal a répondu de la seule manière qu'on lui connaît : un 5-0 contre l'Ouzbékistan, avec un doublé de Cristiano Ronaldo. Ce soir-là, dans les salons de Paris, de Genève et de Luxembourg, on a chanté. Le nul contre la Colombie a refermé la phase de groupes sans bruit, deuxième place, et la suite devant nous.

Le silence du 6 juillet

Puis il y a eu Dallas. L'Espagne, le voisin de toujours, un match fermé comme un poing. On a tenu. On a tenu longtemps. Et à la 91ème minute, un but de Mikel Merino a tout arrêté.

Un à zéro. Fin du parcours, en huitième de finale.

Ce soir-là, il n'y a pas eu de klaxons. Juste ce silence particulier que la diaspora connaît par cœur, celui des soirs où on range le drapeau doucement, sans le plier tout à fait.

Le dernier Mondial de Ronaldo

Et il y a eu cette image : Cristiano Ronaldo, 41 ans, quittant une pelouse de Coupe du monde pour la dernière fois. Six participations. Aucun autre Portugais n'a fait ça. Il n'aura jamais soulevé ce trophée-là, et ça ne change absolument rien à ce qu'il est pour nous, ce que nous racontons dans Cristiano Ronaldo, la lumière du Portugal.

Parce que c'est peut-être ça, la leçon portugaise du football : on n'aime pas cette équipe pour ses trophées. On l'aime parce qu'elle porte notre nom. Nous l'écrivions déjà dans A Seleção, bien plus qu'une équipe de football : la Seleção est une affaire de famille avant d'être une affaire de résultats.

Ce qui reste

Les maillots n'ont pas été rangés. On les a vus tout l'été : sur les plages, dans les aéroports, aux fêtes de village. Aucun match à regarder, et pourtant ils étaient partout. La fierté n'attend pas le calendrier.

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Un jour, on racontera cet été aux petits. On ne se souviendra plus très bien des compositions d'équipe. On se souviendra d'avoir été ensemble, tard le soir, à espérer en portugais.

Estamos juntos. C'est ça qu'on gagne, à chaque fois.

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